Couverture : Le coq et l’épervier

Philippines

Le coq et l’épervier

Pays
Philippines
Âge
5–9 ans
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Le coq et l’épervier

Le Coq et l’Épervier étaient autrefois de bons amis. Le Coq vivait dans une cour animée et, chaque matin, montait sur la clôture pour annoncer le jour. L’Épervier habitait sur une haute falaise et venait parfois lui rendre visite. Un jour, le Coq était très excité. — Demain, il y a une grande fête dans le village voisin. Puis il hésita. — Épervier, peux-tu me prêter ton beau bracelet de famille pour une seule soirée ? — Pourquoi en as-tu besoin ? Le Coq baissa les yeux vers ses pattes. — Beaucoup de jeunes poules seront là. Je voudrais qu’elles pensent que je suis riche et important. L’Épervier soupira. — Ne vaut-il pas mieux qu’on t’apprécie pour ce que tu es ? — Bien sûr. Mais le bracelet aidera pour la première impression. Finalement, l’Épervier accepta. — Prends-en soin. Il m’est très cher. Le Coq promit. À la fête, il se pavana, dansa et chanta. Il s’amusa tellement qu’il oublia le bracelet. Tard dans la soirée, il regarda sa patte. Le bijou avait disparu. Il chercha sous les bancs, dans les feuilles et autour des paniers. Rien. Le lendemain, tête basse, il alla voir l’Épervier. — J’ai perdu ton bracelet. L’Épervier fut triste. — Retourne le chercher. Je ne veux pas une autre parure. Je veux celle-là. Le Coq repartit et commença à gratter le sol. Une Poule le vit. — Que cherches-tu ? — Le bracelet de mon ami. — Je vais t’aider. Bientôt d’autres poules se joignirent à eux. Chaque fois qu’une ombre d’épervier passait dans le ciel, les mères rapprochaient leurs poussins. Les jours passèrent. Le Coq comprenait de mieux en mieux qu’il avait emprunté un objet précieux uniquement pour paraître plus riche. Un soir, la Poule demanda : — Si tu étais allé à la fête sans bracelet, aurais-tu moins bien dansé ? — Non. — Moins bien chanté ? — Non. — Alors pourquoi voulais-tu ressembler à quelqu’un d’autre ? Le Coq n’eut pas de réponse. Le lendemain matin, quelque chose tinta sous une feuille. Ding ! Le bracelet. Le Coq courut immédiatement le rendre. — Pardonne-moi. J’aurais dû mieux protéger ce qui t’appartenait. L’Épervier accepta ses excuses. — Tu as au moins continué à chercher. Le Coq ajouta : — Et la prochaine fois que je voudrai impressionner quelqu’un, je chanterai simplement de mon mieux. Depuis ce temps, raconte l’histoire, poules et coqs grattent la terre comme s’ils cherchaient encore un bijou perdu. Et le vieux conte rappelle qu’un objet prêté mérite notre soin, tandis que le respect véritable ne se porte pas comme un bracelet. Il se gagne par l’honnêteté et la responsabilité.

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