

Royaume-Uni
Les trois petits cochons
- Pays
- Royaume-Uni
- Âge
- 3–6 ans

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Les trois petits cochons
Trois petits cochons, qui étaient frères, vivaient avec leur mère. Lorsqu’ils furent assez grands, elle leur dit :
— Il est temps que vous appreniez à vivre par vous-mêmes. Construisez-vous de bonnes maisons, aidez-vous les uns les autres et souvenez-vous qu’un travail fait avec soin dure plus longtemps.
Les trois petits cochons embrassèrent leur mère et prirent la route.
Bientôt, le premier rencontra un homme qui portait une énorme botte de paille.
— Monsieur, pourriez-vous me donner un peu de paille ? demanda le petit cochon. Je voudrais construire ma maison.
L’homme partagea volontiers sa paille.
Le petit cochon bâtit rapidement des murs, posa un toit et, quelques heures plus tard, déclara avec satisfaction :
— Terminé ! Maintenant, je peux me reposer.
Le deuxième petit cochon rencontra un homme qui transportait un fagot de branches.
— Pourriez-vous me donner quelques bâtons pour ma maison ?
L’homme accepta.
Le deuxième cochon entrelaça les branches, fabriqua une porte et une petite fenêtre.
— Ma maison est plus solide que celle en paille, dit-il. Et je l’ai construite rapidement moi aussi.
Le troisième petit cochon rencontra un maçon qui transportait des briques.
— Puis-je vous acheter quelques briques ? demanda-t-il. Je veux construire une maison sur laquelle je puisse vraiment compter.
Le maçon l’aida à choisir de bonnes briques et lui montra comment monter les murs bien droits.
Le troisième cochon travailla toute la journée, puis le lendemain, et encore une partie du troisième jour. Il construisit un toit solide, une porte fixée sur de bonnes charnières et même une petite cheminée.
Ses frères se moquaient gentiment de lui.
— Pendant que tu construisais, nous avons eu le temps de jouer à tellement de jeux !
— Peut-être, répondit-il, mais maintenant j’ai une maison en laquelle j’ai confiance.
Un soir, un loup arriva devant la maison de paille.
— Petit cochon, petit cochon, ouvre-moi !
— Non, répondit le cochon. Je ne te connais pas et je ne te laisserai pas entrer.
Le loup fronça les sourcils.
— Alors je vais souffler, souffler, et ta maison va s’envoler !
Il remplit ses poumons.
FOUUU !
La paille trembla.
Le loup souffla encore.
FOUUUU !
Les murs de paille se dispersèrent dans la cour.
Mais le petit cochon était rapide. Dès qu’il comprit que sa maison ne tiendrait pas, il sortit par l’arrière et courut chez son deuxième frère.
— Le loup arrive ! cria-t-il.
Les deux frères s’enfermèrent dans la maison de branches.
Peu après, le loup se présenta devant la porte.
— Petits cochons, ouvrez-moi !
— Non !
— Alors je vais souffler !
Le loup souffla une première fois.
Les branches grincèrent.
Il souffla une seconde fois.
La maison se mit à vaciller.
— Chez notre troisième frère ! cria le deuxième cochon.
Ils passèrent par la fenêtre et coururent aussi vite qu’ils le purent jusqu’à la maison de briques.
Le troisième frère les fit entrer aussitôt.
— N’ayez pas peur. Nous allons voir ensemble ce que vaut cette maison.
Le loup arriva.
— Petits cochons, ouvrez-moi !
— Non !
— Alors je vais souffler !
Le loup souffla.
La maison de briques ne bougea pas.
Il souffla plus fort.
FOUUUUU !
Seule la cheminée émit un petit ronflement.
Le loup souffla si longtemps qu’il finit par s’asseoir dans l’herbe, complètement essoufflé.
— Très bien, marmonna-t-il. Puisque je ne peux pas faire tomber votre maison, je vais vous jouer un tour.
Le lendemain matin, il appela derrière la clôture :
— Je connais un champ où poussent de magnifiques navets. Voulez-vous y aller avec moi ?
Le troisième petit cochon se douta qu’il préparait quelque chose.
— D’accord. À quelle heure ?
— À six heures.
Les cochons se levèrent à cinq heures, allèrent chercher leurs navets et furent déjà revenus lorsque le loup arriva.
— Vous y êtes déjà allés ? s’écria-t-il.
— Bien sûr. Se lever tôt peut être très utile, répondirent les frères.
Le lendemain, le loup proposa :
— Il y a des pommes mûres dans le verger derrière la colline. Retrouvons-nous à cinq heures.
Une fois encore, les cochons partirent plus tôt.
Alors qu’ils cueillaient les pommes, ils aperçurent le loup sur le chemin.
— Il est déjà là ! chuchota le premier.
Le troisième fit rapidement rouler une grosse pomme au bas de la colline.
— Regarde celle-là ! cria-t-il.
Le loup courut après la pomme, et les cochons en profitèrent pour rentrer.
Cette fois, le loup se mit réellement en colère.
— Ça suffit ! déclara-t-il. Je vais descendre par la cheminée !
Le soir même, les cochons entendirent un bruit de griffes sur le toit.
— Il descend dans la cheminée, murmura le deuxième.
Les frères écartèrent rapidement le feu de l’âtre et placèrent sous la cheminée une grande bassine métallique vide, celle qu’ils utilisaient d’habitude pour laver les légumes.
Le loup descendit un peu plus bas.
Scritch !
BANG !
Il atterrit directement dans la bassine, souleva un nuage de suie et éternua de surprise.
— ATCHOUM !
Les cochons sursautèrent, puis ne purent s’empêcher d’éclater de rire.
Le loup bondit hors de la bassine, noir de suie.
— J’en ai assez de vos maisons, de vos navets, de vos pommes et de vos cheminées ! cria-t-il.
Il sortit en courant et fila si vite qu’on ne vit bientôt plus que sa queue disparaître derrière la colline.
Le loup ne revint jamais.
Le lendemain, les frères nettoyèrent la cour. Puis les deux premiers dirent :
— Maintenant, nous comprenons pourquoi tu as mis autant de temps à construire.
— Et moi aussi, j’ai compris quelque chose, répondit le troisième. Construire seul est difficile. La prochaine fois, faisons nos maisons ensemble.
Et c’est ce qu’ils firent.
Ils utilisèrent l’ancienne paille pour faire des couchages bien chauds, gardèrent les bonnes branches pour construire des clôtures et montèrent les nouveaux murs avec soin et solidité.
Dès lors, les trois petits cochons travaillèrent ensemble et se reposèrent ensemble.
Faire quelque chose rapidement peut être très agréable. Mais lorsque quelque chose compte vraiment, mieux vaut ne pas se précipiter, réfléchir avec soin et, chaque fois que c’est possible, demander de l’aide à ses amis.
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