

États-Unis
Pourquoi le bouleau porte des marques sur son écorce
- Pays
- États-Unis
- Âge
- 5–9 ans

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Pourquoi le bouleau porte des marques sur son écorce
Un été, lorsque le monde des contes était encore jeune, Napi, le Vieil Homme, souffrait d’une chaleur terrible. L’air semblait immobile. La terre tremblait sous le soleil. Même les feuilles ne bougeaient presque pas. Napi essaya de dormir à l’ombre. Il se tourna d’un côté. Puis de l’autre. Enfin, il se releva, irrité. — Quelle chaleur ! Si seulement un peu de vent pouvait souffler. Il monta sur une colline. Pas de fraîcheur. Il descendit vers la rivière. L’eau était froide, mais l’air restait lourd. Il entra dans la forêt. Il y avait davantage d’ombre, mais après la marche il avait encore plus chaud. Sa patience s’épuisa. Il leva la tête. — Vents ! Réveillez-vous ! Soufflez et chassez cette chaleur ! Au début, les vents répondirent doucement. Les feuilles frémirent. — Plus fort ! Les branches commencèrent à bouger. — Encore plus fort ! La forêt se mit à gronder. Le vent courut entre les troncs, souleva les feuilles, plia l’herbe et balança les arbres. Le Vieil Homme regardait autour de lui comme un chef donnant des ordres. — Épicéa, plie-toi ! L’épicéa s’inclina. — Pin, plie-toi ! Le pin se courba. — Sapin, plie-toi ! Le sapin obéit. Puis Napi aperçut un bouleau blanc. — Toi aussi, bouleau ! Plie-toi ! Le bouleau s’inclina. Le vent poussa plus fort. L’arbre se pencha presque jusqu’au sol. Mais dès que la rafale faiblissait, il se redressait. — J’ai dit de te plier et de te casser ! cria le Vieil Homme. Le bouleau fit bruisser ses feuilles. — Je peux me plier. Mais je ne veux pas me casser. Napi fut surpris. — Tu refuses de m’obéir ? — J’écoute le vent. Quand il devient fort, je lui cède un peu de place. C’est justement pour cela que je ne me brise pas. Une nouvelle rafale traversa la forêt. Le bouleau se courba très bas. Mais il tint bon. Le Vieil Homme se fâcha. Il s’approcha et traça plusieurs lignes sombres sur l’écorce blanche. — Puisque tu es si obstiné, ces marques resteront sur toi ! Le bouleau ne répondit rien. Il se redressa simplement lorsque la tempête commença à se calmer. Le temps passa. Le vent tomba. La chaleur diminua. Mais les marques restèrent sur l’écorce claire. Selon cette vieille histoire, c’est depuis ce jour que les bouleaux portent ces lignes sombres. Et le récit rappelle encore quelque chose : être souple ne signifie pas être faible. Celui qui sait céder juste assez devant un vent puissant peut parfois rester debout là où d’autres se brisent.
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