

Royaume-Uni
La Vieille Dame et son petit cochon
animaux, conte en randonnée, entraide, humour
- Pays
- Royaume-Uni
- Âge
- 3–7 ans

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La Vieille Dame et son petit cochon
Il était une fois une vieille dame. Un jour, en balayant le sol, elle aperçut sous la table une petite pièce brillante.
— Quelle chance ! se réjouit-elle. J’achèterai quelque chose d’utile à la foire.
À la foire, elle vit un petit cochon rose avec une drôle de queue en tire-bouchon. Le cochon grogna joyeusement et la vieille dame décida aussitôt de le ramener chez elle.
En chemin, ils arrivèrent devant un petit échalier. La vieille dame passa de l’autre côté, mais le cochon planta ses pattes dans le sol.
— Allons, petit cochon, le soir tombe déjà ! demanda la vieille dame.
Mais le cochon se contenta de faire « Groin, groin ! » et n’avança pas d’un pas.
La vieille dame suivit le sentier et rencontra un chien.
— Petit chien, aide-moi à faire venir mon cochon. Il refuse de passer l’échalier et je voudrais rentrer avant la nuit.
— Ouaf ! Je t’aiderais bien, répondit le chien, mais je suis très occupé : je garde la cour.
Un peu plus loin, la vieille dame rencontra un bâton couché au bord du chemin.
— Petit bâton, frappe près du chien pour attirer son attention : il pourra m’aider à faire venir le cochon.
Mais le bâton resta couché, sans faire le moindre bruit.
Puis la vieille dame aperçut un petit feu dans le four d’une maisonnette.
— Petit feu, réchauffe le bâton pour qu’il se mette à bouger.
Le feu crépita et répondit :
— Je suis très bien ici.
Près du puits se trouvait un petit seau d’eau.
— Petite eau, refroidis le feu pour qu’il cesse de paresser.
— Ploc, ploc, fit l’eau, sans se presser d’aller où que ce soit.
Une vache broutait dans le pré.
— Petite vache, bois un peu d’eau pour que le seau soit plus léger et se déplace.
La vache mâcha son herbe d’un air pensif et se contenta d’agiter la queue.
La vieille dame commençait à se décourager lorsqu’elle aperçut une poignée de foin odorant sous un buisson.
— Foin, pourrais-tu appeler la vache ?
Une brise souleva quelques brins secs et les porta droit sous le nez de la vache.
— Meuh ! Quel foin parfumé ! dit la vache en s’approchant.
Alors, tout se mit soudain à s’enchaîner.
La vache s’approcha de l’eau et en but quelques gorgées. Le seau vacilla légèrement. Une goutte éclaboussa le feu, qui se mit à crépiter joyeusement. Sous l’effet de la chaleur, le bâton sécha un peu et roula depuis le bord du chemin. Il heurta doucement le sol près du chien.
— Ouaf ! Que se passe-t-il ? s’écria le chien en bondissant.
— Le petit cochon attend près de l’échalier ! lui rappela la vieille dame.
Le chien courut vers le cochon et aboya joyeusement :
— Viens, mon ami ! Une litière bien chaude et un dîner t’attendent à la maison !
Le petit cochon dressa les oreilles.
— Groin ?
Le chien sauta par-dessus l’échalier. Puis encore une fois. Et encore.
Le cochon le regarda, prit son élan et sauta lui aussi.
— Voilà ! se réjouit la vieille dame.
Tous trois reprirent le chemin de la maison : la vieille dame devant, le cochon à ses côtés et le chien un peu derrière.
Quand ils arrivèrent à la maisonnette, la première étoile brillait déjà dans le ciel.
La vieille dame donna son dîner au cochon, offrit une friandise au chien et dit :
— Vous voyez, parfois, un tout petit coup de main suffit à déclencher toute une chaîne de bonnes actions.
Le cochon s’installa confortablement dans la paille et poussa un petit grognement satisfait, comme pour lui donner raison.
Et depuis ce jour, il passa toujours l’échalier tout seul. Enfin, presque toujours.
